Le Dauphiné Libéré – Collection “Les patrimoines” – Focus sur les patrimoines de l’Université Grenoble Alpes

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- Campus des arts - Université et art contemporain à Grenoble
- Objets du savoir - Le patrimoine scientifique de l’Université Grenoble Alpes
- L’Université Grenoble Alpes - Côté jardins
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PartenairePublicationLe Dauphiné Libéré – Collection “Les patrimoines” – Focus sur les patrimoines de l’Université Grenoble Alpes
Campus des arts – Université et art contemporain à Grenoble (2024)
Grenoble EST dotée d’une grande université (Université Grenoble Alpes – UGA) qui, par-delà ses compétences scientifiques, partout reconnues, nourrit une relation à l’art contemporain assez originale. Son campus principal (le domaine universitaire de Saint-Martin-d’Hères – Gières, avec près de 200 hectares aménagés «à l’américaine») ne compte pas moins de 42 œuvres de grande qualité. Avec ses autres campus (la Presqu’île scientifique et le campus Santé, dit aussi domaine de la Merci), avec ses autres implantations (à Valence, à Échirolles, dans le centre-ville de Grenoble, mais aussi auprès de l’École de physique des Houches, au pied du mont Blanc), l’UGA possède et met en valeur une collection de quelque 72 œuvres, et la complète toujours, par des commandes régulières.
Cela ne forme pas pour autant un musée, dont cet ouvrage aurait pu constituer le catalogue. Cette richesse artistique – devenue un patrimoine insigne – est longtemps restée assez méconnue des usagers du campus, tant des universitaires et chercheurs que des étudiants, jusqu’à ce qu’une véritable politique culturelle soit menée.
Grenoble a su, depuis le début du XXe siècle, cultiver une rare proximité entre la recherche, l’enseignement et les industries régionales. C’est ainsi qu’elle a acquis – grâce aussi à nombre d’innovations sociales et culturelles – un statut de ville laboratoire. C’est sans doute grâce à cette attitude, jointe à une plus ancienne relation à l’art et à la création, que s’est imposé le recours à l’art contemporain. Quelque 60 000 étudiants, 10 000 personnels vivent ainsi dans un cadre où le savoir est profondément soutenu et enrichi par la création la plus vive.
L’auteur
Jean Guibal. Conservateur en chef (honoraire) du patrimoine. Il a longtemps dirigé le Musée dauphinois, à Grenoble, puis a assuré la conduite de la Direction de la culture et du patrimoine du Département de l’Isère. Il dirige la collection « Les Patrimoines », éditée par Le Dauphiné Libéré, depuis sa création.
Noëlle Dumolard. Chargée de valorisation du patrimoine artistique et architectural de l’Université Grenoble Alpes depuis 2016.
Nombre de pages : 52
ISBN : 978-2-8110-0262-6
Objets du savoir – Le patrimoine scientifique de l’Université Grenoble Alpes (2025)
À Grenoble, le patrimoine scientifique revêt des caractéristiques particulières. Dès le XIXe siècle, les collaborations étroites entre le monde académique et les entreprises locales ont donné naissance à des avancées technologiques majeures. Les innovations grenobloises se sont appuyées sur les richesses alpines comme l’électricité d’origine hydraulique ou les matériaux de construction tel le ciment, contribuant ainsi à l’essor industriel de la région. Ce dynamisme scientifique, qui s’est encore diversifié au XXe siècle, en particulier autour du campus universitaire et du Polygone scientifique, a laissé derrière lui un héritage riche et encore méconnu.
Ce patrimoine constitue en effet un trésor inestimable. Reflet de notre quête de connaissances, il témoigne des découvertes et des innovations qui façonnent notre monde. Loin d’être de simples reliques du passé, les instruments, spécimens et documents produits ou collectés pour et par la recherche et l’enseignement sont des outils précieux pour comprendre les enjeux scientifiques d’aujourd’hui et de demain.
Conserver ces fonds implique de bien les connaître et de les faire connaître. Ces dix dernières années, l’Université Grenoble Alpes a mis en place une politique volontariste afin d’identifier les objets physiques et les éléments immatériels qui font patrimoine, réunir les conditions pour leur préservation et les présenter au public de manière contextualisée. La culture scientifique est plus que jamais indispensable pour former des citoyennes et des citoyens éclairés, capables de prendre des décisions informées face aux enjeux environnementaux, techniques et éthiques qui se présentent à nous.
Les auteures
Rebecca Bilon-Marchesini, en qualité de conservatrice du patrimoine, est actuellement directrice du Muséum de Grenoble, poste qu’elle occupe depuis novembre 2019. Auparavant, elle a été conservatrice du Muséum départemental du Var. Elle a participé à des projets de recherche environnementaux à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra, aujourd’hui Inrae), à Dijon et en Martinique.
Marion Maine a été chargée des collections historiques, scientifiques et techniques de l’Université Grenoble Alpes (UGA) de 2023 à 2025, veillant à l’inventaire et à la conservation du patrimoine universitaire. Elle a également réalisé plusieurs expositions mettant en lumière ces objets méconnus.
Nombre de pages : 52
ISBN : 978-2-8110-0275-6
L’Université Grenoble Alpes – Côté jardins (2025)
Sacrée aventure que celle de l’Université Grenoble Alpes et de « ses » jardins ! Au commencement, il y eut Dominique Villars, un homme du XVIIIe siècle, du siècle des Lumières. Ce botaniste passionné se contentait de peu quand il battait la campagne lors de ses « herborisations » ou collectes de plantes. Médecin à l’hôpital militaire de Grenoble, il s’est acharné à ce que l’établissement dispose d’un jardin botanique digne de ce nom, la connaissance des plantes et de leurs usages étant indispensable en son temps pour qui professait l’art de guérir.
Deux siècles plus tard, il aurait été sans doute éberlué de voir naître dans l’agglomération grenobloise un campus universitaire, le tout premier en France. À Saint-Martin-d’Hères et Gières, l’université s’installe au large dans quelque 180 hectares de terrains maraîchers en zone inondable. Nous sommes dans les sixties, et tout est prévu pour la voiture ! Aujourd’hui, la part de l’automobile s’y rétrécit comme peau de chagrin, et plus de la moitié de la superficie du domaine universitaire est restée en espaces naturels, où des cèdres du Liban côtoient des pissenlits. Un couple de faucons crécerelles y élève ses nichées au fil des saisons, et la Ligue pour la protection des oiseaux en a fait le premier campus en France labellisé Refuge LPO !
À deux pas, à La Tronche, toujours dans l’agglomération grenobloise, le campus Santé transforme le jardin à ses pieds, baptisé Dominique-Villars, en salle de cours à ciel ouvert. Tandis qu’à cent kilomètres de ses bases, dans le jardin alpin du col du Lautaret (Hautes-Alpes), l’Université Grenoble Alpes possède un laboratoire de recherches où notre avenir, assombri par le réchauffement climatique, s’y décrypte.
L’auteure
Annie Crouzet. Journaliste au long cours pour des magazines de tourisme, auteure ou co-auteure d’ouvrages de la collection « Les Patrimoines » sur Annecy, Évian ou les hôpitaux de Lyon, elle a sauté sur l’occasion d’en savoir plus sur l’Université Grenoble Alpes et ses jardins. Où la science fait son miel.
Nombre de pages : 52
ISBN : 978-2-8110-0271-8
À découvrir aussi :
Sciences et innovation – L’aventure grenobloise (2025)
À l’écart des grands axes, Grenoble est atypique par son environnement de montagnes, comme par son improbable développement « hi tech ». C’est peut-être la rudesse du site et l’esprit rebelle de ses habitants qui l’ont poussée vers cette aventure où science, technologie et industrie se mêlent étroitement. En un peu plus d’un siècle, elle lui a fait parcourir un chemin impressionnant, de la ganterie à l’énergie hydraulique, du génie électrique à l’informatique, de la chimie à la microélectronique, du nucléaire aux énergies renouvelables et aux neurosciences. Capitale du semi-conducteur, cinquième université française, premier pôle d’innovation en France après Paris-Saclay, premier site de Très grandes infrastructures de recherche (TGIR), Grenoble « boxe au-dessus de sa catégorie ». Elle le doit aussi à des personnalités scientifiques et politiques fortes, qui n’ont jamais reculé devant les risques et les difficultés. C’est à un rapide voyage dans l’histoire scientifique et industrielle grenobloise que vous invite cet ouvrage.
L’auteur :
Stéphane Siebert est né à Grenoble en 1959.
Après des études au lycée Champollion et à l’École centrale, il effectue sa thèse au CEA de Grenoble.
Il participe en 1989 à la fondation de la start-up Corys,
avant de rejoindre en 1995 la Mairie de Grenoble comme directeur des services techniques puis directeur général. En 2008 il retrouve le CEA pour le projet Giant, avant de devenir directeur de la recherche technologique en 2016.
ISBN : 978-2-8110-0267-1